Ils présentent une manifestation nationale en faveur de l'amnistie et une marche par Ibon


La marche sera le 11 novembre et la manifestation le 18 novembre Soumis à la sam, 28/10/2017 - 13:43

Nous avons, ces jours-ci, reçu des nouvelles concernant la santé d'Ibon Iparragirre. Son corps n'a plus de défense, il peut donc mourir à tout moment. A l'époque, étant donné sa maladie, on l'avait autorisé à exécuter sa peine à son domicile, puis cette autorisation fut directement annulée, ils le renvoyèrent alors en prison.  

De la même manière, nous avons su jeudi que Mikel Otegi a été victime d'un arrêt cardiaque, causé par les rudes conditions de vie et le manque d'assistance imposés par la prison. Ces mêmes conditions ont tué Kepa del Hoyo en juillet. En attendant, Oier Gomez qui est entrain de subir le sarcome Ewing est certes en liberté mais pas chez lui, la vie d'Aitzol Gogorza, Txus Martin et de tou.te.s les autres prisonnier.e.s politiques sont entrain de s'éteindre en prison.

Et quelle cruauté derrière tout cela : ce n'est pas seulement une question de vengeance, on y voit clairement la volonté d'effrayer tout un peuple, et surtout, la volonté de voir les prisonnier.e.s politiques se repentir. “Repentis-toi ou meurs”, c'est le choix imposé aux prisonnier.e.s malades, l'Etat voulant montrer sa supériorité et son invincibilité.

Ainsi, et parce que toutes les alarmes sont déclenchées, nous appelons à un déplacement le 11 novembre,  à la prison d'Alcala-Meco,  où sont incarcérés Ibon et Manu Azkarate tous deux prisonniers malades, pour exiger leur liberté ainsi que celle de tou.te.s les prisonnier.e.s malades.

Les prisonnier.e.s politiques sont un des pires résultats que subit notre pays en raison de la répression engendrée par le conflit qui persiste avec les Etats français et espagnols, ainsi que les réfugié.e.s, déporté.e.s et tous et toutes ceux et celles qui ont perdu ou à qui on a ôté la vie dans la lutte. S'iels sont le résultat de la répression, nous pouvons sans aucun doute affirmer qu'ils sont aussi le résultat de la lutte, car la répression des Etats est proportionnelle à la résistance, jusqu'a ce que un des deux camps, face au prix à payer, abandonne quelques unes ou la plus part de ces positions.

La situation étant ce qu'elle est, et voyant qu'il reste des centaines de reprimé.e.s politiques, il n'y a aucun doute que nous nous devons de continuer la lutte, jusqu'à obtenir leur liberté et celle de notre pays, jusqu'a la mise en place de l'indépendance, du socialisme et la réalisation de l'amnistie. A plus forte raison quand l'Etat tente encore d'abattre ceux et celles qui détient encore.  

En raison de tout ce que nous avons évoqué, il est plus que jamais nécessaire de continuer et renforcer la lutte pour l'amnistie. Il est clair que tant que la lutte pour la liberté continuera, l'ennemi continuera de faire des prisonnier.e.s politiques, et pour vider les prisons il n'y a que deux façons : la victoire ou l'abandon.

Le Mouvement Pour l'Amnistie et Contre la Répression appelle à la manifestation annuelle d'automne, pro-amnistie le 18 novembre prochain à Bilbo, qui démarrera à 18h de “Jesusen Bihotza”. Par l'organisation et la lutte, l'amnistie !

Amnistiaren Aldeko eta Errepresioaren Aurkako Mugimendua.